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Margarine : cette nutritionniste déconseille de l’utiliser et recommande une autre matière grasse à la place

Sur une tartine, dans une poêlée de champignons ou au cœur d’un gâteau au chocolat, ce produit semble avoir tout pour plaire. Il s’incorpore facilement et a longtemps été présenté comme une alternative évidente au beurre. Pourtant, selon une diététicienne-nutritionniste, ce réflexe mérite d’être revu.

Le changement ne consiste pas à supprimer toute matière grasse. Il s’agit plutôt de choisir celle qui correspond réellement à l’usage prévu, sans oublier la composition du produit. Car entre la cuisson à la poêle et le petit-déjeuner, la meilleure option n’est pas forcément la même.

Pourquoi la margarine s’est installée dans tant de cuisines

La margarine est devenue un ingrédient du quotidien dans de nombreux foyers. Elle peut être étalée le matin sur du pain grillé, ajoutée à une purée ou utilisée pour faire revenir des champignons.

Elle trouve aussi sa place dans des préparations sucrées. Certains l’emploient dans les gâteaux au chocolat, les pâtes à tarte ou encore les cookies maison. Sa texture souple et sa facilité d’incorporation expliquent en partie son succès.

Le choix est souvent présenté comme simple : beurre ou margarine. La margarine végétale bénéficie parfois d’une image plus légère ou plus moderne, tandis que le beurre est perçu comme un aliment à limiter systématiquement.

Pour Pamela Darondeau, diététicienne-nutritionniste, cette opposition ne doit pas conduire à considérer automatiquement la margarine comme l’option la plus intéressante. Elle déconseille à ses patients de l’utiliser aussi bien en cuisine que sur les tartines.

Son principal reproche concerne la formulation de nombreux produits. Une margarine n’est pas seulement une huile végétale solide : c’est une émulsion d’eau et d’huile végétale, élaborée pour obtenir une texture tartinable ou adaptée à la cuisson. C’est justement cette composition qui invite à regarder l’étiquette de près.

Le choix d’une matière grasse dépend donc de sa transformation, de son usage et de la quantité consommée. Reste à comprendre celle que la nutritionniste privilégie devant une poêle chaude.

Pour la cuisson, l’huile d’olive est l’alternative recommandée

Pour cuisiner, Pamela Darondeau conseille de mettre la margarine de côté et de choisir l’huile d’olive. Elle recommande, si possible, une huile d’olive vierge extra, issue d’une première pression à froid et idéalement bio.

Cette recommandation répond à une situation très concrète : faire revenir des légumes ou de la viande à la poêle. L’huile d’olive permet de saisir les aliments sans recourir à une matière grasse contenant une longue succession d’additifs.

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Selon la nutritionniste, son point de fumée élevé lui permet de chauffer sans brûler dans le cadre de ces usages culinaires. Il reste toutefois essentiel de surveiller sa cuisson : une huile qui fume abondamment ne doit pas être laissée à surchauffer.

L’huile d’olive apporte aussi des oméga-9, des acides gras reconnus comme bénéfiques pour la santé. Ces acides gras mono-insaturés font partie des raisons pour lesquelles elle occupe une place importante dans les habitudes alimentaires méditerranéennes.

Le bénéfice est également pratique. Son goût peut relever une poêlée de courgettes, d’aubergines, de champignons ou d’oignons. Avec de la viande, elle aide à obtenir une surface bien saisie tout en apportant une note plus fruitée qu’une margarine neutre.

Cette préférence ne signifie pas que chaque recette doit avoir un goût marqué d’olive. Il existe des huiles d’olive plus douces et d’autres plus intenses. Le choix peut donc s’adapter aux légumes, aux viandes et aux préférences de chacun.

Mais une poêle et une tartine ne répondent pas aux mêmes besoins. Pour le petit-déjeuner ou le pain frais, Pamela Darondeau propose une réponse qui surprend souvent.

Sur les tartines, le beurre peut garder sa place

À la question « beurre ou margarine ? », Pamela Darondeau choisit clairement le beurre. Elle considère qu’il peut faire partie d’une alimentation équilibrée, à condition de ne pas le consommer avec excès.

Son argument est précis : le beurre contient de bons acides gras à chaîne courte. D’après la nutritionniste, ces acides gras ont un effet bénéfique au niveau du microbiote intestinal, c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes vivant dans l’intestin.

Cette position bouscule une idée reçue tenace. La margarine végétale n’est pas forcément le meilleur choix pour une tartine simplement parce qu’elle est fabriquée avec des huiles végétales. Le degré de transformation du produit compte aussi.

Le beurre n’est donc pas un aliment à bannir. Une tartine de beurre consommée de temps à autre peut s’intégrer à une alimentation variée. L’enjeu est d’éviter le réflexe consistant à en ajouter partout et en grandes quantités.

Cette nuance est importante. Une alimentation équilibrée ne repose pas sur un ingrédient jugé parfait ou interdit. Elle repose sur des choix répétés, des portions adaptées et une attention portée à la diversité des aliments.

Dans cette logique, le beurre peut être réservé à l’usage où sa texture et son goût apportent réellement quelque chose : une tranche de pain, une tartine grillée ou une préparation où sa saveur est recherchée. Pour la cuisson quotidienne, l’huile d’olive reste l’option mise en avant par l’experte.

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Encore faut-il savoir identifier ce qui distingue concrètement une margarine d’une matière grasse plus simple.

Comment appliquer ce conseil au quotidien

Le premier geste consiste à séparer les usages. Gardez une huile d’olive pour la cuisson à la poêle et envisagez le beurre comme un aliment de plaisir consommé raisonnablement sur du pain.

Voici une méthode simple pour adapter vos habitudes sans bouleverser toutes vos recettes.

  1. Choisissez une huile d’olive adaptée. Pour les poêlées, recherchez de préférence une huile d’olive vierge extra, de première pression à froid. La mention bio peut compléter ce choix si elle correspond à vos habitudes d’achat.
  2. Versez une petite quantité dans une poêle. Faites chauffer progressivement avant d’ajouter les légumes, les champignons ou la viande. L’objectif est de les faire revenir, non de laisser l’huile fumer.
  3. Surveillez la cuisson. Remuez les légumes pour qu’ils soient enrobés et cuisent de façon régulière. Retournez la viande lorsque la première face est saisie.
  4. Réservez le beurre aux tartines. Étalez-en une fine couche sur du pain frais ou grillé. Cette utilisation ponctuelle permet d’apprécier son goût sans en faire une matière grasse systématique.
  5. Lisez l’étiquette des margarines. Repérez la présence d’émulsifiants, de poudre de lait, d’arômes, de conservateurs, d’acidifiants ou de colorants. Une liste longue signale un produit davantage transformé.

La margarine nécessite en effet des émulsifiants pour associer l’eau et l’huile végétale. Selon les références, la liste peut aussi comprendre de la poudre de lait, des arômes, des conservateurs, des acidifiants et un colorant.

Ce repérage ne demande pas de calcul complexe. Il suffit de comparer la liste d’ingrédients avec celle d’une bouteille d’huile d’olive, qui ne contient normalement qu’une seule matière première, ou avec celle d’un beurre nature.

Dans les recettes de pâtisserie, la question dépend davantage du résultat recherché. La margarine est couramment utilisée dans les cookies, les pâtes à tarte et les gâteaux au chocolat, mais elle n’est pas indispensable. L’essentiel est de choisir consciemment la matière grasse utilisée, plutôt que de la considérer comme interchangeable.

Une bonne décision commence donc dans le placard, mais quelques nuances évitent de transformer ce conseil en règle rigide.

Variations, repères et nuances utiles

L’huile d’olive est particulièrement indiquée par Pamela Darondeau pour les légumes et la viande à la poêle. Pour une cuisson douce, elle peut aussi accompagner une purée ou des légumes rôtis, en modifiant légèrement leur profil aromatique.

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Le choix d’une huile vierge extra apporte souvent une saveur plus présente. Une huile douce conviendra mieux à ceux qui préfèrent un résultat discret. Une huile plus ardente peut, elle, donner du caractère à des champignons ou à des légumes méditerranéens.

Le beurre reste surtout intéressant lorsqu’il est visible et apprécié pour son goût. Sur une tartine, sa texture fondante est difficile à remplacer. Dans ce contexte, chercher à l’imiter avec une margarine très transformée n’est pas forcément un avantage.

La notion de quantité demeure centrale. Même une matière grasse appréciée pour sa composition doit être utilisée sans excès. Une cuisine équilibrée laisse aussi de la place aux légumes, aux légumineuses, aux céréales, aux fruits et aux sources de protéines.

Enfin, une étiquette courte ne résout pas tout, mais elle constitue un repère utile. Entre une margarine avec de multiples additifs et une matière grasse simple utilisée avec mesure, la seconde option est cohérente avec le conseil de la nutritionniste.

Il reste quelques erreurs fréquentes à éviter pour profiter réellement de ce changement.

Les erreurs à éviter avec les matières grasses

La première erreur consiste à croire que « végétal » signifie automatiquement meilleur. Une margarine végétale peut contenir une liste d’ingrédients longue, avec des émulsifiants et, selon les produits, plusieurs additifs.

La deuxième est de bannir totalement le beurre par principe. Pamela Darondeau rappelle qu’il n’a pas à être exclu de l’alimentation. Il doit simplement rester consommé avec modération.

La troisième est de chauffer une huile jusqu’à ce qu’elle brûle. L’huile d’olive convient à la cuisson à la poêle selon l’experte, mais une température excessive altère le confort de cuisson et le goût des aliments.

Enfin, évitez d’utiliser la même réponse pour chaque recette. L’huile d’olive est privilégiée pour cuire, tandis que le beurre trouve naturellement sa place sur une tartine occasionnelle.

Le geste le plus simple consiste à placer une bonne huile d’olive près de la plaque de cuisson et à garder le beurre pour les moments où vous avez vraiment envie de son goût. Cette distinction suffit souvent à remplacer un automatisme par un choix plus réfléchi.

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Clémentine B.
Écrit parClémentine B.

Passionnée de saveurs et d'histoires culinaires, Clémentine B. explore pour vous les trésors de la cuisine française et internationale, avec un goût prononcé pour les recettes traditionnelles revisitées.