Préparer des repas variés, nourrissants et prêts à réchauffer pour moins d’un euro l’assiette paraît difficile lorsque les prix augmentent. Pourtant, une organisation très simple permet de cuisiner en quantité sans passer des heures devant les fourneaux. Le résultat est particulièrement concret : des boîtes prêtes pour plusieurs jours, sans impression de manger toujours la même chose.
La méthode repose sur un choix malin de produits, une cuisson bien synchronisée et une gestion précise des restes. Mais ce qui fait vraiment basculer le budget mérite d’être regardé de près.
Pourquoi le batch cooking peut alléger le budget courses
Le batch cooking consiste à préparer plusieurs repas au cours d’une même session de cuisine. Cette organisation évite les achats improvisés, les plats commandés à la dernière minute et les aliments oubliés au fond du réfrigérateur.
Lorsque le budget courses est serré, le piège est souvent de vouloir varier les ingrédients à chaque repas. Acheter plusieurs viandes, légumes, sauces et féculents peut rapidement gonfler le ticket de caisse. À l’inverse, quelques aliments polyvalents permettent de créer des plats très différents.
Sur sa chaîne YouTube nanou_petits_prix_petit_budget, Nanou s’est donné un objectif clair : réaliser environ 20 portions pour 22 euros. Son menu devait rester varié, équilibré, naturellement sans gluten et sans lactose, avec environ 30 g de protéines par repas.
Rapporté à une semaine, elle estime ce budget à un peu plus de 15 euros. Ce format peut représenter près de dix jours de déjeuners et dîners pour une personne seule. Pour deux personnes, il couvre environ cinq jours.
Le principe n’est donc pas de cuisiner moins bien. Il s’agit de faire travailler les mêmes bases dans plusieurs recettes, avec des textures et des assaisonnements différents. Encore faut-il sélectionner l’aliment pivot qui permet d’augmenter les portions sans alourdir l’addition.
L’astuce de Nanou : une grosse butternut à 1,29 euro
Le secret de ce défi est la courge butternut. Nanou a trouvé une très grosse pièce à 1,29 euro l’unité, et non au kilo. Ce prix particulièrement avantageux lui a permis d’utiliser ce légume dans plusieurs recettes, tout en obtenant des portions généreuses.
La butternut apporte du volume, une texture fondante et une saveur légèrement douce. Elle peut être rôtie, mixée, écrasée ou coupée en dés. Elle fonctionne ainsi dans un hachis parmentier, un poké bowl, des muffins salés ou un bouillon.
Nanou associe cette courge à des sources de protéines abordables : poulet, lentilles et thon en conserve. Le chorizo complète certains muffins en donnant davantage de caractère. Des féculents et d’autres légumes viennent équilibrer les préparations.
Au départ, le programme était prévu pour 20 repas. Certaines recettes devaient produire cinq portions et d’autres quatre. Au moment du partage en contenants, les rendements ont été meilleurs : une préparation a donné six portions, une autre cinq.
Le bilan final atteint donc 24 portions, soit quatre repas de plus que prévu. Avec 22,60 euros d’ingrédients effectivement employés, Nanou calcule un coût d’environ 0,94 euro par repas. C’est moins que la barre symbolique d’un euro, dans les conditions précises de son défi.
Cette réussite montre l’intérêt de mesurer ce qui est réellement cuisiné, plutôt que de se fier uniquement au total affiché en caisse. La prochaine étape consiste à reproduire cette logique sans compliquer son dimanche en cuisine.
La méthode pratique pour cuisiner 24 portions en une session
Nanou a fait ses courses principalement chez Aldi, puis a complété son panier chez Netto et Lidl. Son ticket total s’élevait à 25,55 euros. Elle n’a toutefois pas utilisé chaque produit jusqu’au dernier gramme.
Elle a donc retiré 2,94 euros correspondant aux aliments restants. Le coût réel de ses préparations est ainsi revenu à 22,60 euros. Cette façon de compter est utile si vous souhaitez connaître le prix exact de votre batch cooking.
Voici les bases de son organisation, à adapter selon les promotions et les produits déjà présents dans vos placards.
- Protéines : poulet, lentilles et thon en conserve.
- Légume pivot : une grosse courge butternut.
- Saveur complémentaire : chorizo pour les muffins salés.
- Accompagnements : féculents, légumes, bouillon et ingrédients nécessaires à un gâteau ainsi qu’à des mousses.
- Enfournez le poulet. Commencez par cette cuisson longue afin de libérer du temps pour le reste. Pendant qu’il rôtit, vous pouvez préparer les autres éléments.
- Découpez la courge butternut. Répartissez-la selon les usages prévus : dés pour le poké bowl, chair cuite pour le hachis et une part destinée aux muffins.
- Faites cuire les lentilles. Elles constituent la base du ragoût de lentilles au poulet et apportent des protéines végétales ainsi que de la satiété.
- Préparez les muffins salés. Nanou réalise des muffins à la butternut, au thon et au chorizo. Ils permettent de changer du plat en sauce ou du repas servi en bol.
- Montez les plats principaux. Préparez le ragoût de lentilles au poulet, le hachis parmentier au poulet et à la courge, puis le poké bowl au poulet et à la butternut.
- Profitez de la session pour les douceurs. Nanou ajoute un gâteau, des mousses et un bouillon à ses préparations. Cela évite de rallumer les appareils plus tard.
- Répartissez immédiatement. Servez les plats dans des contenants individuels afin de visualiser les portions et de faciliter les repas suivants.
Cette succession limite les temps morts. Le four travaille pendant la découpe, la cuisson des lentilles et la préparation des pâtes à muffins ou à gâteau. Reste à organiser le stockage pour préserver cette avance sans transformer la semaine en répétition alimentaire.
Varier les repas sans acheter davantage
Les quatre préparations salées de Nanou jouent sur des formats très différents. Les muffins se mangent facilement avec une salade ou un bol de soupe. Le ragoût de lentilles est plus réconfortant. Le hachis parmentier offre une texture gratinée, tandis que le poké bowl apporte une option plus fraîche.
| Préparation | Ingrédients centraux | Intérêt dans le batch cooking |
|---|---|---|
| Muffins salés | Butternut, thon, chorizo | Format pratique et différent |
| Ragoût | Lentilles, poulet | Plat riche en protéines et rassasiant |
| Hachis parmentier | Poulet, courge butternut | Utilise la courge sous une forme fondante |
| Poké bowl | Poulet, butternut | Repas modulable avec féculents et légumes |
Si la butternut n’est pas en promotion, Nanou propose de la remplacer par des carottes. Elle en a repéré chez Lidl à moins d’un euro le kilo. Des courgettes récoltées au jardin peuvent aussi prendre le relais selon la saison.
L’idée est de conserver le même raisonnement : choisir un légume peu coûteux, disponible en grande quantité et facile à décliner. Les légumes de saison sont souvent les meilleurs candidats. Ils servent à la fois de garniture, de liant et de base pour augmenter le volume des assiettes.
La variété vient aussi des détails. Changez les herbes, le mode de découpe ou l’accompagnement féculent, sans forcément ajouter une nouvelle liste de courses. Mais une bonne conservation reste indispensable pour que cette économie ne se transforme pas en gaspillage.
Les erreurs à éviter pour rester sous un euro la portion
La première erreur consiste à diviser le ticket de caisse par le nombre de portions, alors qu’une partie des produits reste dans les placards. Nanou distingue bien les 25,55 euros dépensés des 22,60 euros réellement utilisés. Cette nuance change le calcul.
Évitez aussi de conserver tous les repas au réfrigérateur. Nanou place les portions prévues rapidement au frais et congèle les autres. Ses recettes sont adaptées à la congélation, ce qui permet d’alterner les plats au fil des jours.
Enfin, les 30 g de protéines annoncés par portion constituent un repère, pas une règle universelle. Nanou indique qu’avec deux repas, cela représente 60 g de protéines. Les besoins dépendent toutefois de l’âge, du poids et de l’activité physique.
Le bon réflexe est de partir des promotions locales, des légumes disponibles et des restes déjà présents chez vous. Une grosse courge, quelques protéines accessibles et une session bien organisée peuvent suffire à changer durablement la façon de planifier les repas.



